• Rue Lesné
  • 29770-AUDIERNE
  • Tél. : 02 98 70 27 49
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Feb 28, 2017
Catégorie : Quoi de neuf...
Posté par : Katell

ATELIER MATELOTAGE

Pendant les vacances de Pâques, venez en famille apprendre l'art de faire des noeuds marins.

Mercredi 12 avril 2017 de 9h30 à 12h00

Mercredi 19 avril 2017 de 9h30 à 12h00

Gratuit - Sur inscription

 

Sep 9, 2016
Catégorie : Quoi de neuf...
Posté par : Katell

Au musée : Visite commentée et Course aux trésors. Entrée gratuite.

Hors musée : - Visite commentée de l'église Saint Raymond Samedi et Dimanche

de 14h30 à 16h30. - Balade commentée jusqu'au phare du Raoulic, Dimanche à 14h,

dépard du musée ( en partenariat avec Cap Accueil ).

Aug 8, 2016
Catégorie : Quoi de neuf...
Posté par : Katell
En partenariat avec le Musée des Thoniers, le Musée Maritime organise la projection du film "La Barre" de Jean-François Pahun au Cinéma Le Goyen le Mercredi 10 Août à 17h30. En présence du réalisateur et de l'équipe du Musée des Thoniers.
Jul 7, 2016
Catégorie : Quoi de neuf...
Posté par : Katell
En lien avec l'exposition temporaire, le Musée Maritime du Cap-Sizun organise une conférence : La flotte océanographique pour de grandes découvertes scientifiques. Animée par Olivier LEFORT. Le mercredi 20 juillet à 18h00, à la salle communale chez Jeanne rue du Gal. de Gaulle, Plouhinec.
  • Matelotage tous les mercredis à 9h30

Les bénévoles du musée maritime organisent des cours d'apprentissage de noeuds marins pour adultes et enfants. Gratuit, sur inscription au musée ou à l'office du tourisme d'Audierne.

Sauveteurs

Le sauvetage en mer: une très vieille histoire

Les sauveteurs

Le geste généreux du sauvetage en mer remonte à des millénaires. Les premières traces écrites de sauvetage viennent du droit romain qui en fait une obligation. Plus tard, Louis XIV, par une ordonnance de 1681, recommandait de toujours secourir quiconque étant en danger de se noyer. Avec le développement des Marines européennes à partir du XVème siècle, de nombreux exemples de sauvetages avec de faibles moyens parfois dérisoires, ont eu lieu. Mais les périls en mer font alors partie du quotidien des familles du littoral et des centaines de marins disparaissent chaque année dans les approches de l’Europe. Il a cependant fallu attendre la fin du XIXème siècle (nouvel essor des Marines avec l’apparition de machines, à la place des voiles et avirons, pour la propulsion) pour voir la création d’un sauvetage organisé. C’est en Europe (Angleterre et France) que se sont installés les premières stations de sauvetage équipées de canots conçus à cet effet.

Les premiers canots de sauvetage
La première embarcation à mériter le nom de canot de sauvetage (9 mètres de long) fut construite en Angleterre en 1790. Bardé de liège, ce canot est insubmersible, il s’appelait l’« Original » et fut détruit lors d’une grosse tempête en 1830. Son grand défaut était de ne pas disposer de système de vidange instantanée de l’eau de mer embarquée. Pourtant un tel procédé avait été mis au point en 1775 par un français M. de Besnières alors ingénieur des Ponts et Chaussées. Le premier canot opérationnel est finalement installé, en Grande Bretagne, à l’île de Man en 1802. Le premier canot français, copié sur le modèle britannique, est mis en service à Boulogne en 1834.

Naissance des sociétés de sauvetage
Au début du XIXème siècle, compte tenu des drames de la mer de plus en plus fréquents et coûteux en vies humaines, l’idée d’organiser le sauvetage est enfin admise par la communauté maritime.Les sauveteurs Un premier pas à Londres est réalisé avec la « National Institution for the préservation of lifes from shipwrech ». Peu après, en 1825, est créée une société de sauvetage, en France à Boulogne, mais sans suite. Vers 1850, il y avait en France 7 canots de sauvetage en service, dont un à Audierne, mais sans aide extérieure et disposant de moyens dérisoires et limités. Le 12 février 1865, l’Etat français créait enfin la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés (SCSN) dont le 1er président est l’amiral Rigault de Genouilly. L’impératrice Eugénie, comme bienfaitrice, aide la société en offrant deux des premiers canots. Notons que le premier équipage décoré fut, en 1866, celui d’Audierne qui reçu en récompense une médaille à l’effigie de l’impératrice Eugénie.

Mise en place des premières stations
Audierne est une des 4 premières stations créées dès 1865 avec Barfleur, Saint-Malo et Saint-Jean de Luz. Le choix d’Audierne comme une des toutes premières stations fut acquit lors de la première visite de l’inspecteur de la nouvelle société. En effet le port alors très actif (pêche et cabotage) a un accès très dangereux par coup de vent de Sud-Ouest à cause de la formation d’une barre (vagues déferlantes) à l’entrée. Le canot d’Audierne, dès sa mise en service, sera, à chaque coup de vent, pré-positionné près de cette barre et sauvera ainsi pendant des décennies de nombreuses vies humaines.
En 1866, ce fut ensuite la création des stations de Sein, Ouessant, Groix, Roscoff. En 1867, 16 stations sont en service dont, en Bretagne : Etel, Le Conquet, l’Aber-Wrach et Perros-Guirrec. Dans notre voisinage ce fut Kérity en 1868 et Douarnenez en 1875.

Une deuxième société de sauvetage en 1873
Quelques années plus tard, en 1873, l’avocat Nadault de Buffon fonde à Rennes une société de bienfaisance les « Hospitalier Sauveteurs Bretons » (HSB). Cette société est destinée à aider les familles des périls en mer et améliorer les conditions de vie des marins. Le sauvetage en mer est aussi l’une de ses missions et elle aidera ainsi la SCSN. En 1945, les 2 sociétés SCSN et HSB se répartissent les stations, à reconstruire pour la plupart. Audierne sera alors pris en charge par les HSB et donnera, en 1951, à son premier canot motorisé le nom de Nadault de Buffon en hommage à ce fondateur bénévole et mécène. De 1873 à 1967, les HSB ont assisté 2 600 navires et sauvés 20 000 vies humaines.

Création des stations
Les deux sociétés de sauvetage se trouvent confrontés à une tache immense :
- mettre en place des bases juridiques
- recueillir des fonds de l’Etat et des mécènes
- améliorer les rares stations existantes et construire de nouvelles
- concevoir et construire les canots les plus adaptés.
L’état des lieux du littoral français en 1867 prévoit un besoin de cinquante stations en plus de la dizaine alors existanteLes sauveteurs. À ce moment, avec le concours des Ponts et Chaussées, il s’agit de construire des abris adaptés (dimensions, soubassements, pente…) pour le canot et son chariot avec une cale de mise à l’eau à proximité.

Évolution des canots et des équipements depuis 1865
En 1868, les premiers canots de sauvetage disposent des dernières techniques innovantes pour l’époque :
- ils sont insubmersibles grâce à des caissons d’air qui maintiennent sa flottabilité même après une entrée d’eau de mer ;
- en cas de chavirage ils se redressent tout seul ;
- l’épuisement de l’eau de mer entrée à bord se fait par des puits verticaux munis de soupapes automatiques ;
- d’abord uniquement manoeuvre par des avirons, il est vite muni de 2 mats avec voiles.
La longueur des canots est de l’ordre de 10 mètres. C’est à partir de 1918 qu’ils seront progressivement (coût élevé) équipés de moteurs qui restent alors un moyen auxiliaire, avirons et voiles restant le plus utilisé. La guerre 1939/45 détruit la plupart des installations de sauvetage qu’il faut reconstruire. Le premier canot à 2 moteurs livré en 1946 à la station de Goury/La Hague est appelé « Victoire des alliés ». En 1950 huit nouveaux canots sont en place et en 1951 le « Nadault de Buffon » est livré à Audierne.
Le dernier canot à aviron sera retiré du service en 1962. Les canots modernes sont donc plus rapides et très manoeuvrants mais l’équipage reste toujours très exposé à la mer. La mise en place progressive du matériel électronique (radio, radar, sondeur…) oblige à concevoir des cabines étanches pour protéger le matériel ce qui profite aussi aux marins sauveteurs.Les sauveteurs Les coques sont désormais en matière composite (verre et résine). Ces bateaux, très « marins », sont bien adaptés aux besoins actuels (aller vite et loin par tous temps). Jusqu’aux années 1960 les sauveteurs intervenaient exclusivement au secours des professionnels (pêche ou commerce) leur apportant réconfort, chaleur et boissons chaudes… Désormais les interventions sont à 80 % au profit des plaisanciers mal formés et inconscients des dangers du milieu maritime. Ces naufragés des temps
modernes sont ainsi souvent recueillis en état de choc et d’hypothermie. Les sauveteurs doivent donc aujourd’hui être formés sur l’assistance psychologique, les premiers secours et la réanimation. Les canots modernes, pour répondre à ces besoins, disposent de capacité d’accueil adéquat (personnes couchées et matériel d’assistance).

Fusion des deux sociétés de sauvatge en 1967
En 1967 les deux sociétés HSB et SCSN fusionnent pour devenir la Société nationale de sauvetage en mer, la SNSM dont le premier président est l’amiral Amman (nom actuel du bateau de sauvetage d’Audierne).

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