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La Vieille

La Vieille: choix du site et construction

Ce phare, AR GROUAC’H en breton, se trouve sur un rocher prolongeant la pointe du Raz. Il balise, avec sa voisine la tourelle de la Plate, la partie Est du « Raz de Sein » (passage entre la pointe du Raz et l’île de Sein). Le passage de ce Raz (forts courants, mer souvent déferlante, nombreux rochers), redouté des marins depuis l’Antiquité est entré dans la légende. Un proverbe, entre autres, en Breton, illustre parfaitement ce contexte dangereux et la nécessité qu’il y avait à construire un phare en ces lieux. « Etre enez hag er beg, eman berred ar goazed » ou « Entre l’île et la pointe c’est le cimetière des hommes ». Il fut construit beaucoup plus vite que son homologue d’Armen car plus proche de la terre ferme et surtout parce que le rocher sur lequel il est construit, le Gorle Bella (la roche la plus éloignée, en Breton), est bien plus grand et a une partie toujours découverte, même à marée haute.

La Vieille: choix du site et construction

Des études de faisabilité
Les ingénieurs présentent en 1 862 deux avant-projets, l’un pour la Vieille, l’autre pour le rocher de Tévennec plus au nord. En 1879, une première série de cinq débarquements est effectuée sur le rocher. Des pêcheurs de l’île de Sein parviennent, durant ces accostages, à effectuer quelques forages où sont scellés des organeaux d’amarrage. Mais l’entreprise s’annonce très difficile : en effet, dans ce « raz », il y a souvent une mer agitée et à chaque marée, de violents courants de 6 à 15 noeuds.

La construction
Le 29 janvier 1881, le ministre des Travaux publics donne enfin son accord définitif pour la construction de ce phare. C’est le 5 août 1882 que les maçonneries du soubassement sont commencées. L’étude et la construction sont dirigées de 1879 à 1885 par l’ingénieur des Ponts et Chaussées Fenoux succédé par l’ingénieur Considere en 1886 et 1887. Le feu de la Vieille s’allume finalement le 15 septembre 1887.

Architecture et aménagement
Le phare de la Vieille bien visible depuis la pointe du Raz a une architecture remarquable car spécifique. Il possède une forme quadrangulaire et trapue, légèrement crénelée. Le crénelage de la tour supporte une balustrade en pierre de taille, le phare lui-même est recouvert d’une terrasse. L’architecture originale de la Vieille a été voulue par souci esthétique mais aussi par effi cacité pour signaler aux navigateurs l’importance du danger en ces lieux.

La Vieille: choix du site et construction

Caractéristiques actuelles
- Hauteur de la tour: 26,90 m
- Feu à secteurs (blanc, vert, rouge) et à 3 occultations toutes les 12 secondes
- Portées : 18 nautiques pour le blanc, 13 pour le rouge, 14 pour le vert
Le phare de la Vieille fut automatisé le 14 novembre 1995 et il est aujourd’hui télécommandé depuis l’île de Sein.

Gardiens et relève
Avant son automatisation, le phare disposait en permanence de deux gardiens, relevés régulièrement et en décalé. Pour la relève, la vedette devait s’approcher le plus près possible du phare en dépit de l’état de la mer. Par temps houleux, la manoeuvre était particulièrement délicate et difficile. Par tempête, elle était généralement impossible. Ce phare a aussi une longue histoire ayant été témoin des nombreux naufrages encore fréquents dans le Raz de Sein.

Les « emplois réservés » de la Vieille
En février 1923, une loi fut votée pour réserver, aux grands blessés de guerre, des « emplois réservés » dans l’administration comme employé de bureau, gardien de musée, huissier, emplois dont la pénibilité était supposée moindre que la moyenne. Paradoxalement le métier de gardien de phare fut classé comme « emploi réservé ». C’est ainsi que deux blessés de la guerre 14-18, tous les deux Corses, M. Mandolini et Ferracci, furent désignés pour occuper le poste de gardien du phare de la Vieille. Tous les deux étaient grièvement touchés aux poumons et avaient des difficultés de respiration, l’un avait un bras invalide et l’autre une balle dans le corps qui, n’ayant pu être extraite, représentait un danger permanent pour sa survie. Sans parler des difficultés pour débarquer nos deux gardiens par un filin, il faut penser au véritable martyre accompli tous les jours, par eux deux, pour aller au bas de l’édifice et remonter les 120 marches avec les bidons remplis de pétrole alimentant pour la nuit le feu du phare. En vain, Ils écriront de nombreuses lettres à leur administration. Mais l’hiver 1925-1926 plusieurs tempêtes successives créèrent une mer démontée pendant plusieurs semaines. La troisième semaine de décembre 1925, la tempête faisait rage. La visibilité étant quasi-nulle, la relève était impossible avec les moyens de l’époque. Le gardien-chef était à terre, les deux Corses seuls « à bord ». Deux mois plus tard, à la faveur d’une éclaircie, les deux hommes avaient été vus en piteux état. Le 19 février 1926, le feu s’éteignit, et la sirène ne fonctionnait déjà plus. Conséquence directe ou non, une goélette de Paimpol, la Surprise, alla, ce jour, se jeter sur les roches de Plogoff. Plus d’une semaine plus tard, le bateau de ravitaillement put s’approcher suffisamment pour lancer le cartahu. Mais les deux mutilés n’avaient plus la force de se servir de ce mode de passage. Une équipe de jeunes marins bretons, nageant dans la mer glaciale, accrochés à des cordages et grâce à un filin, réussirent à mettre alors pied sur l’îlot et à ramener, par la même voie, les deux rescapés. L’affaire fit grand bruit dans les journaux, l’opinion s’émut et enfin l’administration admis que gardien de phare en mer ne convenait pas comme « emploi réservé ». Ils finirent leur carrière comme facteur ou gardien de musée. Ils racontaient, dit-on, à qui voulaient bien les entendre, des histoires de naufrages et de vagues monstrueuses qui faisaient frémir les plus braves.

Le 18 novembre 1929
Encore une tempête terrible qui empêcha la relève des gardiens Malgorn et Marzin et les isola dans le phare 45 jours durant.
La liste des dégâts subis par le phare pendant ces 45 jours est évocatrice de la puissance dévastatrice de la mer ; en voici un extrait, très succinct mais évocateur, du rapport de cette tempête datant de décembre 1929 :
- La grande poutre de débarquement à chariot, de 20 mètres de longueur est tordue.
- Le garde-corps placé tout autour du plateau, au pied du phare, est tordu ou cassé.
- Le toit des WC de béton armé est démoli.
- La fenêtre du 1er étage, côté sud, a été arrachée…
- Les murettes de pierre placées de part et d’autre de la porte d’entrée ont disparu.

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