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de juillet à septembre, chaque mercredi matin, de 9h30 à midi.

gratuit, sur inscription au musée ou à l'office du tourisme d'Audierne.

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Armen: la construction

Le renforcement de la base du phare et sa légende

Armen: la constructionArmen: la construction

Des débuts difficiles
Très vite les ingénieurs se rendirent compte que l’étroitesse des fondations était une faiblesse devant les coups de boutoir de l’océan. Cette inquiétude était renforcée par l’annonce de la destruction de 2 phares par la mer (un anglais et un américain) !
Il faudra encore 20 ans de travaux, jusqu’en 1902, pour renforcer la base du phare (plate-forme et parapet).Le phare d’Armen ne sera finalement achevé qu’au bout de 35 ans de travaux. Son histoire « légendaire » ne s’arrête pas là…

Un peu de l’histoire légendaire d’Armen
DES RELÈVES PARFOIS IMPOSSIBLES
Tout d’abord malgré sa position exposée il fallait par tous les temps assurer la relève des gardiens du phare et les prouesses réalisées par les patrons des vedettes seraient à mettre au livre des records. Parfois en hiver, après une succession de gros temps, il était impossible d’assurer la relève des gardiens.
Le record de longueur de séjour a ainsi été établi, malgré lui, sur le phare d’Armen par le gardien Noël Fouquet. En effet en 1923, une succession de tempêtes aussi terribles les unes que les autres firent échouer plusieurs fois l’approche de la vedette chargée de le relever et il dut attendre 101 jours avant de rejoindre la terre.

Armen: la construction

Des opérations de sauvetages par les gardiens
Les gardiens d’Armen ont aussi souvent participé à des opérations de sauvetage comme le montre cet extrait datant d’août 1889 rédigé par le gardien Alain Menou venant de sauver des naufragés dérivant à bord d’un canot : “nous avons perdu deux ceintures de sauvetage, un hale-à-bord, un bout du cartahu du phare, un morceau de fi lin qui nous servait de va-et-vient pour le ravitaillement et qui nous a servi à mouiller la gueuse sans laquelle nous n’aurions pas pu mener à bien l’opération, vu que la mer était agitée”.
Sous ses termes laconiques et administratifs, il n’est pas difficile d’imaginer l’exploit inouï, grâce à ses compétences maritimes, de ce gardien plus que modeste dans ses écrits.

Le mois de décembre 1923: la date la plus tragique
Ils étaient trois gardiens sur l’Armen en ce mois de décembre. François Le Pape, Henri Loussouarn et Hervé Menou.
Le Pape, blessé à Dixmude et amputé d’une jambe bénéficiait d’un emploi réservé comme gardien de phare. Ce dernier était malade (intoxiqué par des vapeurs de mercure dira par la suite le médecin). Alors que le phare n’avait pu être ravitaillé depuis 26 jours, l’état de Le Pape s’aggrava et conduisit ses compagnons à hisser le pavillon noir, signe de détresse. De Sein le message fût aperçu mais, malgré ses efforts, le patron Rohou ne réussit pas à assurer la liaison avec le phare compte tenu du mauvais état de la mer. Ce jour-là, Le Pape, malgré son état, rejoignit Menou dans la lanterne et tous deux allumèrent le phare. Loussouarn qui travaillait dans la cuisine les rejoignit vers 5 heures de l’après-midi. Peu de temps plus tard une épaisse fumée monta dans l’escalier. Les trois hommes essayèrent de descendre de la salle de veille mais, menacés d’asphyxie, ils durent y renoncer. Il fallait absolument descendre pour sécuriser la cuve à pétrole qui, si elle s’enflammait, pourrait pulvériser le phare et ses occupants. Déjà les vitres de la cuisine et de la chambre voisine explosaient sous l’action de la chaleur. Tous trois décidèrent d’intervenir en descendant par l’extérieur. Le Pape malgré son handicap, mais il avait les bras solides, se laissa glisser le long du câble du paratonnerre. Loussouarn et Menou, à partir de l’étroite potence métallique qui surplombait la mer furieuse, utilisèrent pour leur descente le câble ravitailleur.
Malgré les brûlures subies, au niveau des fenêtres de la chambre et de la cuisine, ils réussirent tous trois à atteindre la porte d’entrée fermée par un énorme verrou de fer. Malgré les lames monstrueuses, les débris brûlants de l’incendie et les morceaux de verre, ils arrivèrent à défoncer la porte. Seau après seau, malgré la chaleur, ils arrivèrent à circonscrire l’incendie. 17 heures de travail sans relâche furent nécessaires pour atteindre la lanterne dont ils constateront la destruction. Mais le phare était sauvé.

Il y eut bien d’autres exploits et pour mieux connaître cette légende nous vous conseillons la lecture du roman d’Henri Queffélec “un feu s’allume sur la mer” aux presses de la Cité.

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